Il était une fois dans une région lointaine, très lointaine, bien au-delà des montagnes délimitant le monde connu, un royaume dont les habitants avaient tous été béni des dieux. Les hommes étaient grands, beaux, fort, athlétique, taillés dans du roc et visiblement gâtés par mère nature. Les femmes, quant à elles, étaient toutes magnifiques, intelligentes et savaient ne parler que quand le besoin s’en faisait sentir. Enfin bref, un royaume qui ne pouvait exister que dans les rêves les plus fous. Sur ce monde de gaieté et de paix régnait un roi sage et bienveillant dont le seul malheur était de n’avoir qu’une fille comme descendance. Jessie, car c’était bien là son nom, représentait l’archétype même de la femme parfaite : le sortilège jeté par une vilaine sorcière à sa naissance l’ayant rendue muette. Seul le baiser langoureux, et avec la langue, d’un prince charmant pouvait lui rendre la parole, maudissant par là même ledit prince. Aucun prince de la région ne voulait évidemment s’y risquer. Pensez donc, le dilemme est cornélien. Quel homme pourrait résister à la femme parfaite et n’aurait pas l’envie immédiate de l’embrasser ? Or une fois l’envie satisfaite, la princesse perd de sa perfection. Cependant, il existait au fin fond du royaume un petit prince de pacotille. Il s’appelait Tyler et était fou amoureux de la princesse si bien qu’on ne trouvait plus un seul mouchoir propre dans les environs. Sitôt qu’il appris que Jessie recherchait un bel homme pour mélanger sa salive et ainsi briser la malédiction, le sexe du prince ne fit qu’un tour dans son caleçon et il décida de partir sur le champ pour rejoindre la princesse. Il chevaucha pendant des jours et des nuits avant d’atteindre le château du roi. Enfin arrivé, il s’installa dans la salle de réception et se laissa tomber sur une chaise, exténué par son long périple. Il se releva immédiatement, non à cause de l’entrée du roi ou de sa fille dans la pièce, mais à cause du déclenchement d’une crise hémorroïdaire aiguë due au tapement de la selle pendant le voyage. Il attendit dans cette salle pendant des heures et des heures avant que la princesse Jessie n’apparaisse. Quand elle aperçus ce prince si bien habillé avec sa démarche de cow-boy, la princesse se sentit envahit d’une douce chaleur qui réchauffait son coeur, une chaleur qu’elle n’avait jamais ressentis auparavant. C’était l’amour, elle le savait. Son organe vital battait à toute allure et elle se sentait comme enivrée. Ils voulurent tout deux résister mais leur amour était trop fort et ils se sautèrent vivement dans les bras afin de se rouler un patin de tout les diables.
(extrait de "Morceaux de moi...ou des autres", pièce de Florian Vallaud. Dépot SACD)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire