mercredi 12 mai 2010

HE LIVES IN US !


Quoi ? un nouvel article ?? Enfer et damnation, Florian se serait donc pousser à se bouger les fesses pour alimenter un blog auquel il n'a pas touché pendant 6 mois ? Mais que diable s'est-il passé ? Et bien vous ne le saurez pas bien sûr en lisant ces lignes. Toujours est il que, comme les maladies de saison, me voici de retour et avec du beau petit contenu pour ces prochains jours.
Et on commence fort avec l'événement théâtral de ces trois dernières saisons parisiennes : la comédie musicale inspirée d'un grand classique de Disney, Le Roi Lion. Je ne vais pas m'évertuer à me répandre en compliments comme on a pu en entendre sur ce spectacle pendant trois ans. Ca n'aurait rien d'original et de plus ça serait bien tard, le spectacle finissant à la fin Juillet pour laisser place au non moins célèbre Mamma Mia, dont je pense que nous aurons l'occasion de reparler. Ce spectacle merveilleux que j'ai eu l'occasion de voir Samedi dernier à éveiller en moi une certaine réflexion que j'aimerai partager. Si il fallait poser une problématique, en souvenir du bon vieux temps des dissertations, elle serait la suivante : Pourquoi la France n'a des comedies musicales de qualité que quand elles sont reprises de succès de Broadway et Londres ? En gros, pourquoi la France ne produit que des mièvreries comme un certain opéra rock dont je ne citerai pas le nom pour ne pas salir à nouveau ce blog, alors que la qualité existe et est possible avec des acteurs français ?
Ce qu'il faut savoir c'est que ce n'a pas été toujours le cas. Pour être tout à fait honnête, la France a même produit des comédies musicales génialissime à une certaine époque telle que Starmania ou Emilie Jolie. De la même façon un des plus gros succès mondial est français : Les Misérables. Rappellons qu'il se joue encore à Broadway et à Londres, et que même l'immense compositeur Andrew Lloyd Weber a dirigé le concert hommage des dix ans. Mais comme vous pouvez le constater ces chef d'oeuvre n'ont pas été joué à Paris depuis quelque années dans leur version originale. Alors quoi ? Les français sont-ils les seuls à ne pas savoir reconnaître le talent de leurs compatriotes ? Depuis quelques années, la France nous abreuve de pseudo comédie musicale donc le concept est "prenons un sujet connu de tous et faisons en ce qu'on peut avec quelques chansons par ci par là". Des fois les chansons ne sont pas composées ou écrite par la même personne. On se trouve avec une œuvre bâclée, fouillis et pas forcément emballantes. Et quand cet aspect là est réussi comme le Roméo et Juliette de Presgurvic (si on oublie l'insipide Aimer), c'est la mise en scène qui pèche par sa pauvreté d'imagination.
Puis arrive Stage Entertaintment. Cette société de spectacle se dit qu'on est capable de faire de la qualité broadway à Paris, qu'on a les artistes pour. Et tout de suite elle produit Cabaret, sur un livret traduit par Laurent Ruquier. La qualité est là mais le public se fait encore un peu frileux. Et là l'idée géniale surviens ! Disney theatrical productions a monté une version scénique du Roi Lion à l'inventivité scénique époustouflante et qui sait surprendre même les afficionados de la première heure. Stage se saisit alors du bébé et reprend trait pour trait la mise en scène originale. Seule modification : la traduction du texte pour le public francais retissant au surtitrage. Le succès est immédiat et le spectacle est parti pour 3 saisons. 3 saisons ! Quelle production française peut se vanter d'avoir rempli autant ? Et quand on a gouté à cette qualité, peut on revenir en arrière et savourer à nouveau du "bas de gamme" ?
Je n'en sais rien. Toujours est il que si la France prenait exemple sur ce genre de productions, ou même revenait aux valeurs sûres de son répertoire, nous pourrions créer du grand divertissement made in France. Et enfin je n'irais pas chercher refuge en Angleterre pour me nourrir de Musical comme beaucoup le fond. Utopie, quand tu nous tiens !

jeudi 3 décembre 2009

LE PARADOXE, UNE EXCEPTION CULTURELLE FRANCAISE



Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais céder à la tentation du billet d'humeur pour faire un constat alarmant : les français cultivent le paradoxe jusque dans leurs gouts culturels. A l'heure où nous entendons parler d'identité nationale et encore une fois d'exception culturelle française, il convient de se poser la question du public. Pourquoi la France a-t-elle un si grand potentiel culturel et si peu de francais pour la consommer ? Les plus grands consommateurs des produits culturels francais sont les étrangers.
Alors quel rapport avec "La France a un incroyable talent" me direz-vous ? je vais y venir car tout est toujours logique dans ce que je dis. Si, si je vous assure. Dans l'émission du 1er Décembre 2009, nous avons eu un exemple criant de ce paradoxe culturel francais. Céline, une candidate de 29 ans animatrice commerciale dans les Rhones-Alpes, entre en scène et devant un public constitué principalement de jeunes de 20-30 ans entonne un air de Puccini. De l'opéra à la télévision francaise à une heure de grande écoute et devant un public à priori peu enclin à apprécier ce genre. "Et pourtant, pourtant" comme dirait Charles, l'improbable se produit. Des larmes apparaissent aux yeux du jury et le public entier semble captivé par cette puissance vocale et ce flot de notes sublimes qui les submergent. A la fin de la prestation, le public est debout et fait une standing-ovation à la candidate elle-même bouleversée de l'accueil de son interprétation. Même le spectateur que je suis ne peut s'empécher d'avoir la chair de poule à l'écoute de ce morceau.
Le problème que je me pose est le suivant : pourquoi la grande majorité du public passe son temps à cracher sur la musique classique, et à fortiori l'opéra, alors que quand on la met face à ça sans leur dire que c'en est, la réaction est toujours positive ? Il y avait eu le même phénomène dans la même émission il y a quelques années avec un militaire sopraniste. Le même engouement du public était là. Pourquoi ne perdure-t-il pas après l'émission ? Alors peut être qu'une ou deux personnes ont été tellement séduites qu'elles vont prolonger l'expérience par la suite, et ce serait déjà pas mal. Mais tout le monde a l'air submergé par ce flot d'émotion. L'opéra et la musique classique en général sont des fleurons de notre culture, au même titre que la littérature et le théâtre. Pendant des siècles, le public se bousculait pour entendre du Lully, du Offenbach ou du Debussy. Plus proche de nous, le film de Milos Forman sur Mozart, ou encore de Corneau sur Farinelli, ont fait des succès en salle, et en font encore à chaque diffusion télé.
Quelqu'un à l'esprit retors pourrait m'expliquer, et à juste titre, que la musique classique n'est pas facile d'accès et que sans formation préalable, on ne comprends pas grand chose. Ce n'est pas totalement faux si vous abordez directement du Debussy. En revanche des compositeurs comme Mozart ou Offenbach (qui selon moi est le pré-curseur de la comédie musicale avec ses opéras-bouffes délirants) sont accessibles à des néophytes. De plus il existe des émissions radio et télé, comme celles de jean francois Zygel, qui font découvrir la musique classique en s'amusant. Cette même personne pourrait me dire que les gens apprécient la musique classique sans le savoir dans les films ou dans les pub. C'est vrai et c'est de cela qu'il faut leur faire prendre conscience pour qu'enfin cet aspect de notre culture française, voire mondiale soit appréciée à sa juste valeur.
pour voire la prestation en question : http://www.youtube.com/watch?v=bcM90tBp7fo&feature=related

dimanche 22 novembre 2009

LA DEUXIEME SYMPHONIE DE VGL



Le jeu vidéo est un art ! C'est un peu abusif de démarrer comme cela, j'en conviens, mais c'est un fait. Il faudrait des heures de développement, d'exemple et de démontration acharné pour vous en expliquer toutes les ficelles, mais faites moi confiance : c'est un art au même titre que la bande dessinée, la peinture, la musique et le cinéma. D'ailleurs il emprunte le meilleur à tout ces arts. Tout ceux qui seraient rester au temps béni des amstrad cpc et des amiga ne pourront pas comprendre puisque pour eux le jeux video c'est pac-man. Ouvrez les yeux chers amis et regardez le monde qui vous entoure ! Les graphismes, les scénarios de plus en plus complexes et même la musique se sont étoffés. Maintenant la musique, plus que tout, est un élément essentiel. Non seulement elle est essentielle mais elle devient aussi travaillée que le scénario, à tel point qu'elle égale en qualité les musiques de films. Il semblait donc normal qu'un concert en hommage à ces musiques soit organisé. C'est chose faite grâce aux talents conjugués de deux compositeurs renommé Jack Wall ( compositeur du géniallissime Myst et Splinter Cell) et Tommy Tallarico (Earthworm Jim) et les aimables participations d'autres grands noms du jeux video tel que Hideo Kojima (Metal Gear Solid). Dans chaque ville de leur tournée, il s'allouent les services d'un orchestre symphonique pour interpréter les plus grands hits dans la mémoire collective des gamers. Hier soir, c'est dans un palais des congrès plein à craquer que le video games live à posé ses valises pour la seconde édition.
Le billet annoncait un démarrage à 20H45 et c'est en effet à l'heure dite qu'un lapin crétin et des trompettistes tout aussi crétins entrent en scène pour exécuter (je crois que c'est le terme adéquate) en exclusivité la bande originale de Les lapins crétins la grosse aventure. Comme dirait mon ami Guillaume, "la trompette c'est difficile et pas que pour ceux qui l'écoutent". Puis la scène est cedée au gagnant du concours internet lancé par le Video Games live qui nous interprètent deux tubes vidéoludiques avec piano et violon. Enfin la salle s'éteint et Jack Wall entre en scène pour diriger un mix de vieux jeux tel Pong ou encore la première apparition de Mario face à Donkey Kong. Et les morceaux s'enchainent face à un public extrêment réactif et souvent sollicité, nottement à l'occasion de jeux sur scène. Metal Gear Solid, Halo, Myst, Final Fantasy, Zelda, Mario...Tout y passe pour le plus grand bonheur des spectateurs. Les souvenirs reviennent au rythme des violons et du choeur mobilisé pour l'occasion. Les videos des jeux diffusés sur un écran géant ne font que compléter cette sensation de bien être. Saluons encore une fois la présence de Martin Leung, la preuve que les robots existe. Il exécute la musique de Mario au piano à une vitesse impressionnante devant nos yeux ébahis. Ce n'est pas humain.
Une seconde édition qui prolonge le plaisir de la première tout en renouvellant l'expérience avec de nouveaux titres. Le concept tends à se prolonger pendant des années puisque pléthores de nouveaux jeux sortent. On quitte le palais des congrès avec l'intense envie d'y retourner l'année prochaine pour une troisième édition.

jeudi 12 novembre 2009

P.S. I LOVE YOU GERARD BUTLER



P.S. I Love you (2008)
de Richard LaGravenese
Avec Hilary Swank, Gerard Butler, Lisa Kudrow, Harry Connick Jr, etc


Je me pose toujours la question de savoir si je dois chroniquer ici uniquement des films récents pour satisfaire un besoin d'être proche au maximum de l'actualité, ou si au contraire je peux me permettre de parler de films plus anciens. Je ne sais pas si je trouverais un jour la réponse. J'ai pour habitude de considérer qu'un film ne meure jamais et est donc toujours d'actualité, du moins c'est ce qu'il devrait être. Alors chroniquer un film le jour de sa sortie ou des années après, quelle différence ? Un bon film est censé rester un bon film même quand le temps est passé. D'un autre côté se pose le problème de l'intérêt du lecteur de ce blog d'avoir un article sur un film moins récent. Et là je pense à la personne qui n'aurait pas eu la chance de voir ce film ou d'en entendre parler à l'époque. Doit-on le priver d'une oeuvre sous prétexte qu'il n'a rien lu dessus à l'époque. C'est en tant qu'ami que je vous parle des films sorti depuis longtemps, comme on viendrait sur le sujet lors d'un dîner "comment mais tu n'as pas vu machin ?" La mémoire du cinéma se transmet aussi comme ca, parce que quelqu'un à un moment va parler d'un film à ceux qui l'ont vu et peut etre donner l'envie à ceux qui ne l'ont pas vu de se jeter dessus.
Celui dont je vais vous parler n'est pas si vieux que cela puisqu'il date de l'année dernière. A sa sortie en salle, beaucoup de spectateurs en sont sortis marqués, émus et gardent toujours un bon souvenir de ce moment. Je vais tenter de dégager quelques raisons qui font que ce film est indispensable. On y suit une femme, Holly, dont le mari vient de décéder alors qu'il n'avait que la trentaine. Elle évidemment détruite jusqu'au jour de son anniversaire où elle découvre que son mari lui a laissé une série de courriers qu'elle doit s'engager de suivre à la lettre (ah ah quel humour !). Il va petit à petit l'amener à faire son deuil et à vivre une nouvelle vie sans lui. Le film pourrait être triste au possible. C'est sans compter sur le talent des scénaristes qui parviennent à tirer de cette histoire une comédie romantique d'un genre nouveau. Tout les codes y sont bousculés. Certes on rit souvent des déboires des personnages qui se retrouvent souvent dans des situations comiques à la Ally Mc Beal. Mais l'histoire d'amour hyper-prévisible entre Holly et le personnage interprété tout en finesse par Harry Connick Jr s'avère nous surprendre à bien des égards. Et finalement la seule vrai histoire d'amour du film ne serait-ce pas cette histoire entre Holly et son défunt mari. Un amour au delà de la mort. L'idée que l'amour ne meurt jamais.
Et je crois que c'est cela qui touche tant le public. L'amour entre deux être est quelque chose de tellement magique et impalpable, que quand un des deux part (ici les scénaristes ont jugé que le décès était plus efficace mais cela pourrait être n'importe quelle séparation) l'amour entre les deux ne disparait pas pour autant et prends au contraire toutes les formes du romantisme. L'amour platonique n'est il finalement pas le plus pur selon la pensée commune.
La réalisation reste classique, il est vrai. Ceci dit c'est peut être le moyen le plus efficace pour transmettre les émotions directement au public. Il n'est pas besoin de grands effets pour toucher le coeur. Hilary Swank campe un personnage détruit par la mort de son compagnon mais qui vit sa souffrance intérieurement. Son entourage la voit triste mais pas au point où elle en est. Saluons une prestation très charmante et délicieuse de Jeffrey Dean Morgan, John Winchester dans Supernatural.
P.S. I Love you est un film délicieux et scénaristiquement bien foutu. Les émotions qu'il véhicule gardent toute leur fraîcheur et sauront vous donner une terrible envie de profiter de la vie à chaque instant. Si vous êtes en couple, c'est le genre de film à se blottir contre sa moitié et lui sussurer des mots doux à l'oreille. Je n'ai pas vu de film sur l'amour aussi beau depuis Ghost. A croire que l'amour devient beau une fois qu'on a perdu la personne qu'on aime...

J'AI 10 ANS !!



Je sais que c'est pas vrai comme disait la chanson, mais j'ai 10 ans ! 10 ans que mon petit poste de radio, qui n'avait jusqu'alors diffusé que des boys band à la con, s'est allumé sur la fréquence 104.7 pour entendre ce tonitruant : "Bonjour et bienvenue dans On va s'gêner avec aujourd'hui Philippe Geluck (Applaudissements), Gérard Miller (Applaudissements), etc". 10 ans que Laurent Ruquier égaye les après midi d'Europe 1 avec une équipe souvent renouvellé mais rarement mauvaise. Cet événement se devait d'être fêté en grande pompe et pour cela laurent Ruquier à mis les petits plats dans les grands en squattant l'Olympia le temps d'enregistrer deux émissions de deux heures chacunes destinées à la radio et à une diffusion sur France 4. Tout ceci a eu lieu le 21 Octobre dernier et figurez vous que j'y étais en bon fan que je suis.
L'entrée était libre et sans réservation, ce qui a valu à beaucoup une longue attente sous une pluie battante. Mais que voulez-vous quand on aime on ne compte pas, et Ruquier tenait à ce qu'il n'y ait pas de réservation pour que seul les vrais adeptes de l'émission soit dans la salle. Le début était prévu à 19h30 et l'ouverture de l'Olympia pour 18h. Ce n'est qu'à 18h30 que les portes sont enfin ouverte et que la masse se rue dans un but précis : trouver les meilleures places. Seulement les placeurs (et oui car il y avait quand même des placeurs) durent calmer les ardeurs de ces fans déchaîné, les premiers rangs n'étant pas disponible pour cause de test de la camera grue. Les tests finis, les râleurs calmés, Laurent Ruquier fait son entrée sous une salve d'applaudissements. Il donne le ton en annoncant que l'Olympia doit être impérativement rendu à minuit et qu'il va donc s'agir davantage d'un marathon que d'une promenade de santé. Les chroniqueurs prennent place dans des gradins sur les côtés de la scène et aux deux tables sur les côtés du chef. Tout le monde est là : les nouveaux comme Fabrice Eboué, Jéremy Michalak, Gaspard Proust ; ou les plus anciens tels que Pierre Bénichou, Philippe Geluck, Caroline Diamant, Claude Sarraute, Steevy, etc. Grands absents Isabelle Mergault visiblement indisponible ce soir là et Jean Luc Lemoine, en froid avec Ruquier pour une histoire de plagiat de concept d'émission. Mais rien ne devait gâcher la fête et nous avons assister à un vrai spectacle. Tout le monde s'y retrouvais, les fidèles de 10 ans comme moi avec énormément de références aux délires des débuts (Philippe Geluck nous gratifie d'un vrai show pour sa blague annuelle du naufrage du Titanic) ; comme les nouveaux arrivants avec un festival d'imitations aussi drôles que foireuse de Bénichou imitant Zidane, Titoff imitant Gascquet et Claude Sarraute imitant Michel Galabru dans Bienvenue chez les ch'tis. Mais celui qui a remporté le Molière du meilleur One Man show tout au long de ces deux émissions c'est sans conteste Steevy qu'on a trouvé déchaîné et sans aucunes limites dans ses prises de paroles, nottement contre le fait que Bouvard crache sur Ruquier alors que ce dernier l'a gentiement quand son émission sur RTL avait été annulée.
Nous pouvons toutefois noter un bémol quant aux interventions des chroniqueurs sur les gradins. Il est vrai qu'à plus de vingt par plateau, il est difficile de tirer son épingle du jeu. Certains étaient bon joueur comme Dubosc, d'autres beaucoup moins comme Jean Francois Dérec qui s'agacait souvent de ne pas avoir le micro sous la main pour répondre aux blagues dont il faisait l'objet. Et quand il y parvenait enfin, ses blagues tombaient à l'eau. Nous pouvons également regretter un amateurisme de l'équipe technique qui ne suit visiblement pas son animateur et semble pris de court quand il s'agit de lancer un jingle sonore ou d'apporter un micro à pied sur scène. La seconde émission qui devait donc durer 2 heures se trouve emputée de 20 minutes et ne fera donc qu'1h4O.
C'est comblé et le sourire au lèvre que le public quitte l'Olympia, rêvant des 19 et 20 Novembre prochains pour entendre le résultat de cette belle soirée sur Europe 1 ou des 25 Novembre et 2 Décembre pour avoir les images sur France 4. D'ici là il se contenteront d'écouter l'émission du lundi au vendredi entre 16h et 18h30 sur Europe 1 pour réviser leur actualité enrobée de nombreux fous rires.

mercredi 11 novembre 2009

Y A-T-IL UNE FIN HEUREUSE INCLUSE ?



L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS
by Terry Gilliam
Sortie le 11 Novembre 2009
Avec Heath Ledger, Christopher Plumer, Verne Troyer...

Vous avez toujours rêvé comme moi de voir Heath Ledger (avant son décès), Jude Law, Johnny Depp et Colin Farrell dans un même film ? Terry Gilliam l'a fait !! Pire il les a mis dans un même rôle, si c'est ça le bonheur : 4 en 1. Ca fait un peu titre de film porno gay sur un gang bang, mais non. D'ailleurs tant qu'à parler de cela, j'aimerai éclaircir un point capital, malgré son nom de famille, Johnny n'est pas homosexuel et est bien toujours avec Vanessa Paradis.
C'était important de le préciser, pour éviter toute rumeur. Il parait qu'il faut que je vous parle du film, mais parler d'un film de Terry Gilliam c'est comme essayer de parler de la premiere relation sexuelle : tout le monde l'a déjà vécue mais personne ne l'a ressentie pareil. Cependant tout le monde s'accorde à dire que cela reste incroyablement excitant. Et c'est le terme exact pour désigner cette nouvelle fournée de délires visuels de l'ex Monty Python. Nous suivons le docteur Parnassus, forain nomade qui trimbale à travers les villes son imaginarium, un objet fabuleux que tout le monde s'accorde à considérer comme une arnaque. Nul ne se doute qu'au delà de ce miroir se trouve tout ce qu'il veut bien imaginer, ni que son propriétaire fait l'objet d'un terrible adversaire adepte des paris et pactes en tout genre...Le docteur va également croiser sur son chemin Tony Sheperd, un personnage bien mystérieux au passé nébuleux et étrange. Ce personnage, c'est Heath Ledger pour son dernier rôle à l'écran. Comment ? N'a-t-on pas déjà dit pour le Joker que c'était son dernier rôle à l'écran ?! Vous voulez dire que les studios seraient prêts à faire des entrées sur le décès d'un acteur ?! Je n'ose y croire. Ici le décès de son interprète principal en plein tournage n'a pas déservi Terry Gilliam qui a plus d'un tour dans son sac, et qui a décidé de ne pas arrêter un deuxième tournage comme il l'avait fait pour le défunt projet sur Don Quichotte (Voir Lost in la mancha). Bien au contraire, il en tire une des meilleures idées qu'il ait eu en finissant le tournage avec trois acteurs au lieu d'un et qui s'avère à l'écran avoir la même morphologie tout en gardant leur visage indentifiable. Tout est donc possible chez Gilliam ?
Il semblerait que oui puisque les autres éléments du film sont maîtrisés aussi avec une rigueur toute anglaise. Il veut nous faire rêver et bien il y met les moyens à grand coup d'effets numériques qui donne à l'image un aspect de dessin animé avec de vrai acteur : on marche sur des nuages, la rivière sombre se transforme tout à coup en vipere, etc . L'illusion est parfaite comme à toujours su le faire le réalisateur. Le scénario recèle de nombreux rebondissements qui ont pour effet de tenir le spectateur en éveil tout au long du film et reconnaissons qu'un film sans longueur est de plus en plus rare. Tout effet est justifié et le plaisir est total. Quant aux acteurs...Le jour où les acteurs francais sauront être si fin et à la fois totalement en adéquation avec ce genre d'univers n'est pas arrivé. Une chance que nous ayons l'importation cinématographique pour nous faire croire à ces histoires. Vous allez croire que je fait une fixette sur Christopher Plummer dont je vous avait déjà parlé dans le role du capitaine Von Trapp dans la mélodie du bonheur, mais il interprète ici un Parnassus tout en douleur, et avec un don du sacrifice sans pareil.
Je ne vois pas pourquoi continuer à vous parler plus longtemps de ce film merveilleux pour plusieurs raisons. Tout d'abord je pourrais passer des heures à détailler ce qui m'y a plu et ce ne serait pas forcément intéressant pour vous. De plus, la particularité d'un Terry Gilliam comme je l'ai souligné plus haut est qu'il marche sur l'expérience personnelle. notons tout de même une scène propre à me plaire puisque Gilliam reviens aux sources des Monty Pythons avec une chanson des agents de polices en porte jaretelles qui rappelle fortement Sacré Graal et le chateau de Camelot ("it's a silly place"). Il convient alors de vous laisser vous faire votre propre avis, et si vous vous posez la questions suivante : "Y a t il une fin heureuse incluse ?", je ne pourrais que vous répondre ce qui est dit dans le film et qui devrait servir de définition à chaque film : "Nous ne pouvons pas vous le garantir".

mardi 3 novembre 2009



Cinéman de Yann Moix (2009)
Avec Franck Dubosc, Pierre Francois Martin Laval, Pierre Richard, etc
Sortie le 28 Octobre 2009


Alors oui je sais ce que vous allez dire ! Je vous entends déjà me villipander sous le prétexte fallacieux qu'il n'y a pas eu de nouvel article depuis le 20 Octobre, et que je me présente à vous sans dire "ni merde ni bonjour" en espérant que cette longue absence passe inapercue. Et bien figurez-vous que j'ai une très bonne raison : mon ordinateur a grillé. De là c'est plutot difficile de se consacrer à une chronique régulière sur ce blog tant apprécié des langues de vipères et autres intellectuels de tout bord (nous ne parlons pas ici de sexualité bien sûr).
Cette introduction étant faite, passons à ce qui nous intéresse aujourd'hui. Qui n'a pas vu cette belle affiche dans le métro ou sur les bus ? Qui a pu échapper à l'omniprésence de Yann Moix sur les plateaux de télévision depuis quelque mois, dans un premier temps pour présenter son livre sur Michael Jackson puis pour nous dire que sont nouveau film est un chef d'oeuvre de nouveauté, d'invention et de drôlerie. Pour reprendre ses propres mots "la suite de Podium". Il est des fois où un réalisateur devrait apprendre que faire de la publicité pour son film c'est bien, que la publicité est évidemment une forme de mensonge, mais qu'il faut tout de même pas prendre le public pour des cons. Parce que à trop vouloir que les gens voient votre film, ils finissent pas y aller !
Oui, j'ai cédé aux affres de la tentation. Oui, ma sympathie pour Dubosc m'a fait me déplacer dans une salle de cinéma. Oui, j'avais adoré Podium qui était bien plus que la comédie à laquelle on voulait la réduire, mais qui montrait un homme qui n'avait plus d'identité et se prenait vraiment au jeux du sosie jusqu'à l'extrême. Oui, je suis allé voir Cinéman. Je ne dirais même pas que c'est par soucis de parler de films récents sur ce blog, vous avez déjà pu voir que je suis capable de parler de films qui datent des années 1950. Je n'ai pas non plus l'excuse d'y avoir été trainé par amitié comme au palais des sports. Non, j'y suis allé de mon plein gré. Ce qu'il y a de bien au cinéma, c'est qu'au moins on passe toujours un bon moment : les bandes annonces. Après le film démarre et là c'est plus délicat.
Moix démarre le film sur un hommage à Harold Lloyd et la fameuse scène où il est accroché à une horloge. On peut tout d'abord être émerveillé par la qualité avec laquelle l'univers du film de départ est retranscrit. Dubosc est crédible dans ce rôle de héros de film muet. Puis le générique démarre et là le réalisateur fait sa première erreur. On sait qu'il fait un film populaire, il n'a pas besoin de nous l'appuyer en mettant "Quand t'es dans le désert" de Capdevieille. D'accord on va voir un film sur un personnage qui est perdu dans son identité et qui va passer par plusieurs pour enfin retrouver la sienne, mais est-il vraiment besoin de nous le préciser aussi lourdement. Mais bon ce ne peut etre qu'une erreur de démarrage, après tout les plus grands films ont aussi des moments de faiblesse. Mais je maintiens qu'une heure et demi de faiblesse ca fait trop.
Je m'apercois que je n'ai pas encore parlé de l'histoire. L'histoire vous la connaissez déjà si vous n'avez vu ne serait ce qu'une promotion télé du film. Un professeur de mathématique supérieur est envoyé dans le cinéma pour sauver Vivianne Cook, Sissi impératrice de son état, des griffes du plus méchant des méchants. C'est un bon concept ceci dit. Le problème est que cela ne reste qu'un concept. C'est vrai, à quoi bon développer une idée si elle est bonne au départ. L'idée en elle-même devrait suffire n'est ce pas ? Et bien non, un scénario ca se développe. Non seulement il n'est pas développé mais en plus l'humour y est navrant. A croire que Yann Moix a fait écrire ses dialogues par Michael Youn. Le sommet de la drôlerie est atteint par ce trait d'humour génial "tient méchant !" lorsque le héros tire sur un ennemi dans un western. Quant à la direction d'acteur n'en parlons pas : Pierre Francois Martin Laval (d'habitude très bon) surjoue au point de faire passer Christian Clavier pour un acteur à la sobriété shakespearienne. Même Franck Dubosc ne sait pas où se placer et fait du sous-Dubosc. Et encore du sous-dubosc dans les "pour toi public", c'est vous dire !
En d'autres termes si vous voulez un film qui rends hommage au cinéma, tournez vous davantage vers Soyez sympa rembobinez de Michel Gondry, que vers cet ersatz d'hommage qui n'utilise le prétexte du cinéma que pour un cabotinage de réalisateur : ce qui reconnaissons-le est plutôt rare.