
L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS
by Terry Gilliam
Sortie le 11 Novembre 2009
Avec Heath Ledger, Christopher Plumer, Verne Troyer...
Vous avez toujours rêvé comme moi de voir Heath Ledger (avant son décès), Jude Law, Johnny Depp et Colin Farrell dans un même film ? Terry Gilliam l'a fait !! Pire il les a mis dans un même rôle, si c'est ça le bonheur : 4 en 1. Ca fait un peu titre de film porno gay sur un gang bang, mais non. D'ailleurs tant qu'à parler de cela, j'aimerai éclaircir un point capital, malgré son nom de famille, Johnny n'est pas homosexuel et est bien toujours avec Vanessa Paradis.
C'était important de le préciser, pour éviter toute rumeur. Il parait qu'il faut que je vous parle du film, mais parler d'un film de Terry Gilliam c'est comme essayer de parler de la premiere relation sexuelle : tout le monde l'a déjà vécue mais personne ne l'a ressentie pareil. Cependant tout le monde s'accorde à dire que cela reste incroyablement excitant. Et c'est le terme exact pour désigner cette nouvelle fournée de délires visuels de l'ex Monty Python. Nous suivons le docteur Parnassus, forain nomade qui trimbale à travers les villes son imaginarium, un objet fabuleux que tout le monde s'accorde à considérer comme une arnaque. Nul ne se doute qu'au delà de ce miroir se trouve tout ce qu'il veut bien imaginer, ni que son propriétaire fait l'objet d'un terrible adversaire adepte des paris et pactes en tout genre...Le docteur va également croiser sur son chemin Tony Sheperd, un personnage bien mystérieux au passé nébuleux et étrange. Ce personnage, c'est Heath Ledger pour son dernier rôle à l'écran. Comment ? N'a-t-on pas déjà dit pour le Joker que c'était son dernier rôle à l'écran ?! Vous voulez dire que les studios seraient prêts à faire des entrées sur le décès d'un acteur ?! Je n'ose y croire. Ici le décès de son interprète principal en plein tournage n'a pas déservi Terry Gilliam qui a plus d'un tour dans son sac, et qui a décidé de ne pas arrêter un deuxième tournage comme il l'avait fait pour le défunt projet sur Don Quichotte (Voir Lost in la mancha). Bien au contraire, il en tire une des meilleures idées qu'il ait eu en finissant le tournage avec trois acteurs au lieu d'un et qui s'avère à l'écran avoir la même morphologie tout en gardant leur visage indentifiable. Tout est donc possible chez Gilliam ?
Il semblerait que oui puisque les autres éléments du film sont maîtrisés aussi avec une rigueur toute anglaise. Il veut nous faire rêver et bien il y met les moyens à grand coup d'effets numériques qui donne à l'image un aspect de dessin animé avec de vrai acteur : on marche sur des nuages, la rivière sombre se transforme tout à coup en vipere, etc . L'illusion est parfaite comme à toujours su le faire le réalisateur. Le scénario recèle de nombreux rebondissements qui ont pour effet de tenir le spectateur en éveil tout au long du film et reconnaissons qu'un film sans longueur est de plus en plus rare. Tout effet est justifié et le plaisir est total. Quant aux acteurs...Le jour où les acteurs francais sauront être si fin et à la fois totalement en adéquation avec ce genre d'univers n'est pas arrivé. Une chance que nous ayons l'importation cinématographique pour nous faire croire à ces histoires. Vous allez croire que je fait une fixette sur Christopher Plummer dont je vous avait déjà parlé dans le role du capitaine Von Trapp dans la mélodie du bonheur, mais il interprète ici un Parnassus tout en douleur, et avec un don du sacrifice sans pareil.
Je ne vois pas pourquoi continuer à vous parler plus longtemps de ce film merveilleux pour plusieurs raisons. Tout d'abord je pourrais passer des heures à détailler ce qui m'y a plu et ce ne serait pas forcément intéressant pour vous. De plus, la particularité d'un Terry Gilliam comme je l'ai souligné plus haut est qu'il marche sur l'expérience personnelle. notons tout de même une scène propre à me plaire puisque Gilliam reviens aux sources des Monty Pythons avec une chanson des agents de polices en porte jaretelles qui rappelle fortement Sacré Graal et le chateau de Camelot ("it's a silly place"). Il convient alors de vous laisser vous faire votre propre avis, et si vous vous posez la questions suivante : "Y a t il une fin heureuse incluse ?", je ne pourrais que vous répondre ce qui est dit dans le film et qui devrait servir de définition à chaque film : "Nous ne pouvons pas vous le garantir".
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