
Jumper (Jumper)
Réalisateur : Doug Liman
Sortie : 20 Février 2008
Genre : Science Fiction
Acteur : Hayden Christensen, Samuel L. Jackson
"Le monde n'a plus de limites", annoncait le slogan aguicheur de l'affiche. Le scénario, si ! Je me doute que cela peut sembler un peu tranchant comme avis, mais pourtant que dire d'autre sur un film comme celui qui m'est tombé entre les mains hier soir. Histoire de renouer avec la tradition du film du Dimanche soir qu'a pu insinuer dans nos cerveaux la chaine malfaisante TF1 (ahahaha la méchante !), Je me suis dit "pourquoi pas regarder un film d'aventure et d'action facile à voir et qui ne prends pas la tête". Pour être servis, j'ai été servis. Le dvd qui se présentait à mes yeux, avides d'informations qui pourraient donner envie de le mettre dans cet appareil de rêve qu'on nomme lecteur, annoncait "par le réalisateur de La Mémoire dans la peau". Je me dis alors que celui qui nous a apporté la deuxième meilleure saga d'espionnage après James Bond ne pouvait pas faire un film foncièrement mauvais : que je suis naïf ! Tout est possible dans ce monde magique du cinéma, même les plus immondes ratages.
Attention, je ne dis pas que ce film est un immondice qui ne mérite d'etre vu qu'armé de gants mappa et d'un sac hygiénique pour crottes de chien, non !! Je ne dis pas non plus qu'on ne prend aucuns plaisirs à le regarder : les présences d'Hayden Christensen et de Jamie Bell à l'écran sont assez plaisantes il faut bien l'avouer. Alors quoi ? Qu'est-ce qu'il fait que ce film ne trouve pas grâce à mes yeux, moi pauvre adepte des films pop corn. Il faut lorgner du côté du scénario pour trouver la réponse.
J'aimerais avant tout m'excuser pour les personnes qui n'auraient pas vu le film et qui ne veulent pas connaitre la fin, mais il m'est impossible de raconter le synopsys sans dévoiler la fin. Non pas que ce ne soit pas compréhensible sans la fin, mais le début est la fin dans le sens où la bonne idée de départ ne décolle pas. On en reste au même point : David Rice découvre qu'il a le don de "jumper" d'un endroit à un autre et qu'une société secrète, les paladins, se charge d'éliminer toutes les personnes ayant cette aptitude. Dès lors il est pris en chasse par Roland (Samuel L. Jackson qui n'a ici que deux rides d'expressions comme David Caruso dans Les Experts : Miami) et tente de sauver sa peau et son entourage. Alors, certes il y a des révélations (du moins UNE) et ce jeu de cache-cache est plaisant. Mais il manque quelque chose pour en faire un bon film : un narration. Une histoire qui irait d'un point A à un point B ; et pas une histoire qui va d'un point A pour y revenir en nous faisant croire qu'il y a peut etre un point B de prévu.
En somme, le film pourrait être qualifié de "politique" : il fait des promesses alléchantes mais ne les tient pas. Il semblerait qu'un deuxième opus est prévu pour 2011 mais si les scénaristes avancent aussi vite que dans celui là, nous aurons des réponses dans Jumper 11. Depuis La Mémoire dans la peau, Doug Liman nous a gratifié du simpliste Mr & Mrs Smith et donc Jumper : une question me taraude "qu'a-t-il fait des scénaristes et de son talent ?"
Mais dit moi Florian, Je ne te l'avais pas dit que ce film ne valait même pas la peine d'être vu ?! J'ai osé le voir au ciné bah heureusement que j'avais la carte illimité sinon j'aurai demandé le remboursement au moins a 50% pour l'absence de scénario !
RépondreSupprimerJ'ai pourtant prié afin qu'il n'y ai pas de suite... ça donne une autre preuve que Dieu est un charlatan !