lundi 21 septembre 2009

LE GARCON QUI EN FAISAIT TROP



Autant vous rassurer tout de suite, je n'ai pas de telles lacunes en anglais au point de ne pas savoir traduire le titre du nouveau Mika : "The boy who knew too much". J'ai bien compris que cela voulais dire "le garcon qui en savais trop". Je sais aussi que c'est un détournement d'un titre de film d'Hitchcock. Je sais aussi que la référence n'est qu'anecdotique. Je me doute également de ce que vous pensez à l'instant : "on entends parler que de cela en ce moment, ca en devient saoulant !" Vous préférez que je vous parle de la grippe A ? Alors parlons musique ! Hormis le fait que Mika ressemble à une de mes anciennes conquêtes, ce qui entre parenthèse n'intéresse que moi, ce nouvel album marque à la fois un retour et une évolution. Alors que son dernier album de 2007 avait explosé telle une petite bombe de bonheur, l'attente d'une nouvelle fournée se faisait longue. La question qui se pose est la suivante : "l'album est-il à la hauteur de l'attente ?" Pour répondre franchement, oui. Non seulement il contient tout ce qui nous plaisait dans le précédent, mais en plus il apporte une touche plus adulte à l'ensemble. Comme si l'oeuvre de Mika grandissait à chaque album. On l'a connue enfant rêveur (Grace Kelly) pour qui tout semblait facile (Relax take it easy), qui découvrait les premiers émois amoureux et la douleur qui les accompagne dans Life in a cartoon motion. Ici tout est annoncé dès la première chanson, c'est l'heure de l'adolescence, le passage de l'enfance à l'âge adulte. Il est effectué en douceur grâce à une première partie calquée sur le premier album. Chanson par chanson, Mika va nous emmener vers un univers musical plus vaste que de la pop disco à laquelle on avait tendance à le cantoner. Les airs se font moins dansant et plus proche d'une pop anglaise traditionnelle.

Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas parce qu'il évolue que Mika se formate. Toute la force de sa musique c'est d'être identifiable dès les premières notes. On allume la radio et on ne peut pas ne pas le reconnaître. Certaines personnes pourront être décus par ce nouvel opus, ne lui trouvant pas la puissance du premier, d'autres penseront qu'on contraire il ne fait que gagner en crédibilité en évoluant musicalement. En tout cas il s'agit d'un album à avoir dans sa discothèque et qui mérite qu'on se penche vraiment dessus pour l'apprécier pleinement et non qu'on le consomme en bruit de fond.

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