mercredi 30 septembre 2009

Conte pour GRAND enfant

Il était une fois dans une région lointaine, très lointaine, bien au-delà des montagnes délimitant le monde connu, un royaume dont les habitants avaient tous été béni des dieux. Les hommes étaient grands, beaux, fort, athlétique, taillés dans du roc et visiblement gâtés par mère nature. Les femmes, quant à elles, étaient toutes magnifiques, intelligentes et savaient ne parler que quand le besoin s’en faisait sentir. Enfin bref, un royaume qui ne pouvait exister que dans les rêves les plus fous. Sur ce monde de gaieté et de paix régnait un roi sage et bienveillant dont le seul malheur était de n’avoir qu’une fille comme descendance. Jessie, car c’était bien là son nom, représentait l’archétype même de la femme parfaite : le sortilège jeté par une vilaine sorcière à sa naissance l’ayant rendue muette. Seul le baiser langoureux, et avec la langue, d’un prince charmant pouvait lui rendre la parole, maudissant par là même ledit prince. Aucun prince de la région ne voulait évidemment s’y risquer. Pensez donc, le dilemme est cornélien. Quel homme pourrait résister à la femme parfaite et n’aurait pas l’envie immédiate de l’embrasser ? Or une fois l’envie satisfaite, la princesse perd de sa perfection. Cependant, il existait au fin fond du royaume un petit prince de pacotille. Il s’appelait Tyler et était fou amoureux de la princesse si bien qu’on ne trouvait plus un seul mouchoir propre dans les environs. Sitôt qu’il appris que Jessie recherchait un bel homme pour mélanger sa salive et ainsi briser la malédiction, le sexe du prince ne fit qu’un tour dans son caleçon et il décida de partir sur le champ pour rejoindre la princesse. Il chevaucha pendant des jours et des nuits avant d’atteindre le château du roi. Enfin arrivé, il s’installa dans la salle de réception et se laissa tomber sur une chaise, exténué par son long périple. Il se releva immédiatement, non à cause de l’entrée du roi ou de sa fille dans la pièce, mais à cause du déclenchement d’une crise hémorroïdaire aiguë due au tapement de la selle pendant le voyage. Il attendit dans cette salle pendant des heures et des heures avant que la princesse Jessie n’apparaisse. Quand elle aperçus ce prince si bien habillé avec sa démarche de cow-boy, la princesse se sentit envahit d’une douce chaleur qui réchauffait son coeur, une chaleur qu’elle n’avait jamais ressentis auparavant. C’était l’amour, elle le savait. Son organe vital battait à toute allure et elle se sentait comme enivrée. Ils voulurent tout deux résister mais leur amour était trop fort et ils se sautèrent vivement dans les bras afin de se rouler un patin de tout les diables.

(extrait de "Morceaux de moi...ou des autres", pièce de Florian Vallaud. Dépot SACD)

LE CHARME SURANNE DE L'ENFANCE



Le Petit Nicolas (2009)
Un film de Laurent Tirard
avec
Maxime Godart
Kad Merad
Valérie Lemercier
Sandrine Kiberlaim


Il y a de cela plus d'une quinzaine d'années, un beau jour, papa et maman me prirent par la main et m'emmenèrent dans le plus beau pays qu'il m'ait été donné de voir. Ses habitants y vivaient des histoires extraordinaires. Ils étaient tantôt chevaliers, tantôt policiers, tantôt aventuriers, tantôt pirates. L'un d'entre eux, un petit gaulois à la moustache jaune, partagait même ses aventures avec un gros balèze tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit. Je me délectais de ce monde merveilleux où rien ne semblait être comme dans le mien, où tout semblait facile. C'est par un agréable hasard que je fis la connaissance de Nicolas. Il était là, dans un coin, caché derrière Lucky Luke et Oumpa-Pah. Je ne l'ai pas tout de suite remarqué mais sa petite mine espiègle et ses traits fins m'ont vite interpellés. Je découvris alors un enfant comme moi, qui vivait des histoires d'écoles et de parents comme moi, qui rêvait tout comme...Il me présenta ses amis qui devinrent alors les miens : Alceste le gros qui mange tout le temps, Clothere le cancre, Agnan le premier de la classe...Ils avaient beau être des enfants des années 60 et moi un pur produit de la fin des années 80, nous vivions les mêmes choses et je les comprennaient autant qu'ils me divertissaient. Puis, j'ai grandi. Les années ont défilés. Les dizaines ont pointé le bout de leur nez et certains de mes amis d'enfance ont disparus. Pifou et Mickey sont partis après des adieux déchirants pour laisser place à Scully et Mulder. Mais Nicolas et tout ceux qui sont sortis de l'imagination de Goscinny font parti de ces amis d'enfance qu'on n'abandonne jamais. Ils sont dans un coin de notre coeur et y restent. C'est vous dire l'état dans lequel j'étais quand je me suis précipité en début d'après-midi dans les salles pour retrouver un vieil ami.
Comme dans toutes les retrouvailles, la peur de ne pas reconnaître la personne qu'on a quitté est palpable et omniprésente. Et si il avait perdu ce qui faisait qu'on l'aimait tant. Les premières images apparaissent sur l'écran, mon souffle est court. Comme pour faire durer le plaisir, Nicolas me rappelle avec malice qui est qui et le générique démarre. Une beauté de montage des dessins de Sempé, une musique datée dirons certains mais qui nous met tellement dans l'ambiance poétique et nostalgique du film. Et ça démarre. Nicolas, sur un quiproquo, pense que ses parents attendent un bébé et qu'ils vont l'emmener dans la forêt pour l'abandonner comme le Petit Poucet. Tout les moyens sont bons pour les convaincre de le garder, même les plus fous. L'univers de mon enfance est là, devant mes yeux : papa est là (non couscous !) toujours fidèle à lui-même, maman est toujours la meilleure maman du monde, la maîtresse est bienveillante et le surgé qui fait les gros yeux s'appelle toujours "le bouillon" ("parce que dans le bouillon y a des yeux"). Les enfants envahissent l'écran, prennent le pas sur Kad et Valérie Lemercier. Le ton est naïf, enfantin, drôle. Ce qui faisait que les histoires étaient drôles quand j'étais petit, ce côté "le monde d'adulte vu par les enfants" transparaît à merveille. Certains penseront que le film véhicule une image idéalisée à la Amélie Poulain, quelque chose qui serait trop lisse et trop bien pensant. Je leur répondrais que "oui" et c'est ça Le Petit Nicolas : L'enfance sans la vision déprimante des adultes. Et puis mince, il n'y a pas de mal à retomber en enfance de temps en temps surtout quand le produit est bon. La collaboration d'Alain Chabat, enfant spirituel de Goscinny, au scénario donne une saveur supplémentaire à cette madeleine de Proust.
C'est le coeur gonflé de bonheur mêlée à une infinie tristesse que je quitte mon siège pour regagner la vie d'adulte que je dois assumer. Mes pensées errent et vagabondent encore quelques heures après la scéance, pensant à ce magicien qu'était René Goscinny et au vide qu'il a laissé derrière lui. Je pense à cet enfant que j'étais qui a rêvé des heures durant grâce à ces héros magnifiques. Et finalement je me dis que j'ai bien fait de verser ma petite larme quand Nicolas dit qu'il peut enfin répondre à la question de la maîtresse "Que voulez-vous faire plus tard ?" et que sa réponse est "faire rire les gens". Tu vois Nicolas, encore maintenant nous sommes pareils...

lundi 28 septembre 2009

LE RETOUR DU ROI ( Kaamelott livre VI)


Si il est bien une saison attendue depuis belle lurette par les fans, c'est la sixième de Kaamelott. Au cas où vous auriez vécu sur une autre planète ces dernières années, je vais tenter de vous éclaircir rapidement sur ce dont on va parler. Un beau jour de Janvier 2005, les téléspectateurs de M6 voient débarquer sur leur écran une équipe de bras cassés bien déterminée à mettre un terme à la quête du Graal. Teinté de Monty Python et de Michel Audiard, cette épopée arthurienne prends une allure comique qui se décline en de petits épisodes de 3 minutes sans réels liens entre eux, sinon les tracas terre à terre de ces chevaliers de bas étage. Mais Alexandre Astier, auteur-réalisateur-compositeur de la série, en a sous le casque et est bien décidé à faire de cette shortcom une vraie série épique et innovante. Il explose alors les carcans dans lesquels il était enfermé et dynamite le format de 3 minutes pour en devenir 7 puis 52. Il va créer une chronologie, une mythologie des personnages, des vrais caractères, des failles. Le ton va se durcir au fur et à mesure des saisons pour nous laisser choqué à la fin de la cinquième : montrant un roi Arthur déprimé à l'idée de ne pas avoir de but ni de descendance qui se suicide. Dès lors, M6 ne fait que promettre la diffusion de la nouvelle saison sans pour autant donner de date précise. Elle est pourtant prête puisque le 25 Mars dernier, Alexandre Astier nous la présentait en ouverture du festival "Paris fait sa comédie" au grand Rex. J'ai eu le grand plaisir d'y être et d'assister à la projection des 7 premiers épisodes (sur 9 ca fait pas mal !).

L'action prend place 15 ans avant le début de la série, alors qu'Arthur n'est qu'Arthurus, troufion de l'armée romaine. Il n'a que de vagues souvenirs de son enfance bretonne et n'a aucune notion de la mission de haute importance qui l'attend. C'est l'heure de l'insouciance. Mais des magouilles politiques pour mettre la main sur l'ile de Bretagne vont le mêler malgré lui à l'avenir de cette terre dont il n'a que faire. La première chose que l'on remarque, c'est le retour en force de l'humour potache et bon enfant qui a fait les belles heures des premières saisons. La plupart des personnages sont de retour avec 15 ans de moins et nous comprenons ce qui a pu forger leurs caractères respectifs. L'apparition de Merlin tombant d'un arbre en fond d'image restera un de mes plus grands fou rires de la soirée. L'image est soignée et le scénario ne souffre d'aucune faiblesse, se payant même le luxe de former un grand film de plusieurs heures. Quant aux comédiens, outre les récurrents de la série, nous ne pouvons que saluer l'arrivée pêle-mêle de Pierre Mondy dans le rôle de César, Patrick Chesnay en député romain à se tordre de rire mais aussi Marthe Villalonga ( grand mère de Perceval). La liste est trop longue pour être citée. Il y a aussi du HBO dans cette saison. Tout d'abord parce que les décors ayant servis au tournage sont ceux de la série Rome, mais aussi pour la prise de liberté de Astier qui nous compte son histoire comme il l'entends et non comme il aurait dû le faire pour M6. Il y a du sexe, de la politique, des scènes d'actions, de l'humour : tout ce qu'on a pas l'habitude de voir dans une série française et qui fait que définitivement on a affaire à une série d'un genre nouveau.
Histoire de ne pas vous gâcher le plaisir de découvrir ce nouvel opus qui s'adresse tant aux initiés (les références aux saisons précédentes sont nombreuses et intelligemment menée) qu'aux néophytes qui trouveront ici une belle porte d'entrée dans la légende, je vais devoir m'arrêter là. Si la diffusion télé est sans cesses repoussée (elle était prévue pour le mois de Juin, puis de Septembre), la sortie du dvd, elle, est prévue pour le 28 Octobre (encore que des rumeurs prétende qu'elle sera repoussée).

dimanche 27 septembre 2009

ON A (encore) ASSASSINE MOZART !!!!



"A quoi bon mettre les petits plats dans les grands si c'est pour nous servir de la soupe ?", voilà ce qui m'est venu à l'esprit en ce jeudi soir à la sortie du palais des sports de Paris. Mais revenons un brin en arrière dans le temps. Pour l'anniversaire d'un ami cher (très cher), nous avions décidé ma "femme d'apparât" et moi de lui offrir des places pour ce spectacle tant attendu par le public de TF1. Le mattraquage médiatique à base de singles et d'affiche en tout genre depuis plus d'un an en faisant un événement incontournable de la rentrée, et qui donc devait de ne pas rater son entrée. A ce niveau là ce n'est plus un ratage, c'est un naufrage bien qu'il y ait eu de bons moments.

20h15, nous arrivons au palais des sports et les premières bonnes surprises de la soirée se présentent : un vendeur de programme très mignon et des sièges dans la salle plutot confortable. Durant 1/2 heure, les deux écrans de chaque côté de la scène diffusent tantôt une publicité pour radio classique (histoire de nous montrer que nous venons nous culturer aussi), le retour de Gad Elmaleh (histoire de faire vendre pour le prochain spectacle à venir) et la bande annonce de Mozart L'opéra Rock (histoire de rappeller aux cons ce qu'ils sont venus voir si il leur était venu à l'esprit de l'oublier). Le spectacle démarre alors et là, c'est le drame ! Pas immédiatement c'est vrai, mais le mauvais va très vite prendre le dessus. Les seuls moments intéressants, musicalement bien sûr, sont ceux où l'on peut entrendre des parties du Requiem ou de L'enlèvement au sérail : donc tout ce qui n'est pas dû aux créateurs du spectacle. Car, non content de conforter Gad Elmaleh dans sa vision simpliste des paroles de comédies musicales françaises, Mozart ose se payer le luxe de chansons inutiles à l'intrigue tel le tube Tatoue-Moi qui s'échoue dans l'intrigue comme de la pâtée pour chat dans un gâteau aux chocolat : ça doit sûrement plaire à des gens mais ca n'a quand même rien à foutre là !

Car parlons en de l'intrigue ! Enfin pour en parler faudrait-il qu'il y en ai une. Dove Attia, dans une interview accordée à Europe 1 en Avril dernier, avait déclaré qu'il voulait s'intéresser au personnage de Mozart et peut être réussir à faire naître une nouvelle curiosité chez les spectateurs comme il prétend l'avoir fait pour Le Roi Soleil. Les rares références historiques sont juste quoique trop anecdotique pour être motif de curiosité. De plus, durant deux heures de spectacles nous voyons s'agiter devant nos yeux un Mozart à l'accent italien (Michelangelo Loconte) et d'une futilité sans nom. Ceci est bien loin du Wolfgang connu, certes très porté sur les femmes, mais aussi d'une rigueur musicale et pour qui composer est toute sa vie. Mon ami de ce soir m'a répondu que c'est une adaptation et qu'il est donc normal que tout ne soit pas fidèle. Il marque un point. Cependant une adaptation doit aussi, et surtout, retranscrire la substance de ce qu'elle adapte même si elle en change le déroulement. Mais le personnage de Mozart est vide : vide de sens, vide de caractère. C'est ici un pantin. Loconte se contente d'imiter le jeu du comédien qui incarnait le rôle dans Amadeus de Milos Forman. Ne parlons pas de Melissa Mars qui "joue" le premier amour de Mozart qui, si on en croit le spectacle, ressemblait beaucoup dans sa gestuelle et son parlé à...Melissa Mars. C'est quand même dommage qu'elle est dû mettre une robe d'époque ; quitte à ne pas jouer de rôle autant ne pas perdre de temps à se déguiser. Seule mention spéciale à Florian Mothe, interprète de Saliéri, qui par une seule chanson ("Le bien qui fait mal") arrive à donner toute la force du débat intérieur qui a dû naître chez ce rival de Mozart.

Je pourrais m'acharner pendant des heures sur chaques minutes de ce spectacle sclérosé, mais rien ne sert de prendre plus d'espace qu'il n'en est besoin. J'ai déjà trop parlé. Je vous renvois à l'article du nouvel obs très intéressant et qui soulève avec drôlerie et intelligence d'autres points noirs du spectacle (http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2342/a409580.html). Pour tout ceux qui voudrait découvrir le vrai personnage tout en s'amusant, je vous envoie vers le film de Forman sus-nommé, un pur chef d'oeuvre.

lundi 21 septembre 2009

LE GARCON QUI EN FAISAIT TROP



Autant vous rassurer tout de suite, je n'ai pas de telles lacunes en anglais au point de ne pas savoir traduire le titre du nouveau Mika : "The boy who knew too much". J'ai bien compris que cela voulais dire "le garcon qui en savais trop". Je sais aussi que c'est un détournement d'un titre de film d'Hitchcock. Je sais aussi que la référence n'est qu'anecdotique. Je me doute également de ce que vous pensez à l'instant : "on entends parler que de cela en ce moment, ca en devient saoulant !" Vous préférez que je vous parle de la grippe A ? Alors parlons musique ! Hormis le fait que Mika ressemble à une de mes anciennes conquêtes, ce qui entre parenthèse n'intéresse que moi, ce nouvel album marque à la fois un retour et une évolution. Alors que son dernier album de 2007 avait explosé telle une petite bombe de bonheur, l'attente d'une nouvelle fournée se faisait longue. La question qui se pose est la suivante : "l'album est-il à la hauteur de l'attente ?" Pour répondre franchement, oui. Non seulement il contient tout ce qui nous plaisait dans le précédent, mais en plus il apporte une touche plus adulte à l'ensemble. Comme si l'oeuvre de Mika grandissait à chaque album. On l'a connue enfant rêveur (Grace Kelly) pour qui tout semblait facile (Relax take it easy), qui découvrait les premiers émois amoureux et la douleur qui les accompagne dans Life in a cartoon motion. Ici tout est annoncé dès la première chanson, c'est l'heure de l'adolescence, le passage de l'enfance à l'âge adulte. Il est effectué en douceur grâce à une première partie calquée sur le premier album. Chanson par chanson, Mika va nous emmener vers un univers musical plus vaste que de la pop disco à laquelle on avait tendance à le cantoner. Les airs se font moins dansant et plus proche d'une pop anglaise traditionnelle.

Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas parce qu'il évolue que Mika se formate. Toute la force de sa musique c'est d'être identifiable dès les premières notes. On allume la radio et on ne peut pas ne pas le reconnaître. Certaines personnes pourront être décus par ce nouvel opus, ne lui trouvant pas la puissance du premier, d'autres penseront qu'on contraire il ne fait que gagner en crédibilité en évoluant musicalement. En tout cas il s'agit d'un album à avoir dans sa discothèque et qui mérite qu'on se penche vraiment dessus pour l'apprécier pleinement et non qu'on le consomme en bruit de fond.

mercredi 16 septembre 2009

LA RENTREE DES SERIES PART 2


Et voici la suite tant attendue de l'article précedent (du moins tant attendu par Ludovic) sur la période palpitante de la rentrée des séries télés. Pour ma défense cher Ludovic, je me voyais mal faire un condensé de tout ce qu'il y a à dire en un seul article pour la simple et bonne raison que le sujet est trop vaste pour réussir à tout faire tenir en un article. Ou alors cela serait un article de trois pages et personne ne le lirait. Cette fois-ci, nous allons parler des dates de reprises US de vos séries préférés et de quelques petites nouveautés qu'il faut surveiller ou éviter.


Dans la catégorie "curiosité", CW a lancé le 8 Septembre le grand retour d'une des séries phares des années 1990 : j'ai nommé Melrose Place. Après Beverly Hills, la saison dernière gageons qu'un énième remake saura attisé la curiosité de certains et en agacé d'autres (comme votre serviteur). En même temps je n'étais pas un grand fan de la version originale. CW va également surfé sur la vague Twilight avec Vampire Diaries dès le 10. Le lendemain, la Fox tente un pari risqué : la série comédie musicale avec Glee. Certes il y a eu des exemples dans le passé mais dans l'ensemble assez ratés. Dans le cas présent il semblerait que cela tournerait plus vers High School Musical que Fame. Une série à suivre et je ne manquerait pas d'y revenir. Pour cette première semaine de reprise, Supernatural revient avec le retour de Lucifer sur Terre. Espérons que cette saison sera un brin plus musclée que la précédente qui s'est perdue dans une crise de catholicisme, allant jusqu'à créer l'évangile selon les Winchester. Saluons aussi le retour de notre serial killer préféré, Dexter qui se trouve affublé d'un bébé pour la saison 4 dès le 27 Sur Showtime et, sur la même chaîne, de Californication.

Autres dates à retenir, le 21 retour de Heroes pour une quatrième saison, dernière chance avant l'annulation. Si l'audience de la premiere saison avait été extraordinaire, les scénaristes n'ont pas su renouveller l'intéret du public. Les intrigues étaient soient trop simplistes (saison 2) soit trop complexes (saison 3). A moins d'une énorme surprise, la fin de cette saison marquera sans nul doute le chant du cygne d'une série de super héros unique en son genre qui n'a malheureusement pas su captiver le grand public.

lundi 14 septembre 2009

UNE PIECE SAUVAGE


Un Coeur Sauvage de Christophe Botti, en dvd chez Antiprod, 23 euros


"L'amour est une discrétion qui saute toujours aux yeux" s'écrit Virgine à son meilleur amie Mathan, 17 ans et homosexuel. Tout du moins il se découvre homosexuel. Il commence à appréhender le désir, l'amour d'un autre homme et la difficulté de l'assumer. Il passe par toutes les étapes que peut vivre un jeune de son âge : la peur, l'homophobie, etc. Il va même jusqu'à frôler la mort. Et tout cela pour quoi ? Pour l'amour de François, jeune éphèbe beau comme un Dieu qui sort avec sa meilleure amie. Virginie aime Francois. Mathan aime Francois. Francois ne sait pas qui aimer...
Ce qui frappe en premier dans pièce écrite et mise en scène par les frères Christophe et Stéphane Botti, c'est l'économie de moyen qui est employée. Des draps blancs le long de la scène, un écran au fond où projeter des images, trois changements de lumière et l'affaire est reglée. Et bien, cette économie de moyen profite pleinement à la pièce car après tout ce n'est pas tant l'action qui importe que le texte. Et dans une intrigue tellement rebattue sur la confusion des sentiments et des désirs, Christophe Botti trouve à se démarquer par un texte tout en retenue. Les personnages n'ont pas besoins de palabrer des heures sur leurs sentiments pour qu'on comprenne l'évolution de Mathan, ou le refus d'être bisexuel de François.
Cette retenue est renforcée par le jeu des comédiens tout en finesse. Un seul échange de regard suffit entre Edouard Collin, qui joue Mathan, et Julien Alluguette, qui joue François (forcément suivez un peu il va pas jouer Virginie !!) pour savoir que ces deux là sont attirés inévitablement l'un par l'autre. D'ailleurs parlons-en d'Edouard Collin, ce bel homme tantot nu dans un film ou tantot nu sur scène. Et bien là ce n'est pas le cas il ne se contente d'enlever que le haut mais nous gratifie d'une scene d'une sensualité abyssale à travers un rideau tout d'abord puis en corps à corps avec François. Fantasmes mis à part, un metteur en scène devrait jeter un oeil à cette pièce là avant de rejeter Edouard Collin, le considérant comme un acteur de boulevard ou qui joue très mal la mort du SIDA dans Né en 1968. Cette pièce montre qu'il existe en tant que comédien au delà de sa plastique avantageuse et qu'il sait jouer avec une finesse exemplaire un rôle qui aurait pu être vite caricatural. Alors oui il est abonné aux rôles d'homosexuel mais je suis certain que si on lui donnait sa chance dans autre chose, il pourrait y montrer l'étendu de son talent à condition d'être bien dirigé.
Il s'agit donc d'une pièce sensible, extremement bien écrite et drôle par moment qu'il ne faut rater sous aucun prétexte sous peine d'être pendu en place public. Elle est encore disponible en dvd chez Antiprod pour seulement 23 euros, une occasion à ne pas manquer donc. Et peut être retrouverez vous comme moi ce coeur sauvage dès début qu'une personne à réussi à dompter, ou pas......

OU COMMENT LES PRODUCTEURS ONT "JUMPER" L'ETAPE SCENARIO



Jumper (Jumper)
Réalisateur : Doug Liman
Sortie : 20 Février 2008
Genre : Science Fiction
Acteur : Hayden Christensen, Samuel L. Jackson

"Le monde n'a plus de limites", annoncait le slogan aguicheur de l'affiche. Le scénario, si ! Je me doute que cela peut sembler un peu tranchant comme avis, mais pourtant que dire d'autre sur un film comme celui qui m'est tombé entre les mains hier soir. Histoire de renouer avec la tradition du film du Dimanche soir qu'a pu insinuer dans nos cerveaux la chaine malfaisante TF1 (ahahaha la méchante !), Je me suis dit "pourquoi pas regarder un film d'aventure et d'action facile à voir et qui ne prends pas la tête". Pour être servis, j'ai été servis. Le dvd qui se présentait à mes yeux, avides d'informations qui pourraient donner envie de le mettre dans cet appareil de rêve qu'on nomme lecteur, annoncait "par le réalisateur de La Mémoire dans la peau". Je me dis alors que celui qui nous a apporté la deuxième meilleure saga d'espionnage après James Bond ne pouvait pas faire un film foncièrement mauvais : que je suis naïf ! Tout est possible dans ce monde magique du cinéma, même les plus immondes ratages.
Attention, je ne dis pas que ce film est un immondice qui ne mérite d'etre vu qu'armé de gants mappa et d'un sac hygiénique pour crottes de chien, non !! Je ne dis pas non plus qu'on ne prend aucuns plaisirs à le regarder : les présences d'Hayden Christensen et de Jamie Bell à l'écran sont assez plaisantes il faut bien l'avouer. Alors quoi ? Qu'est-ce qu'il fait que ce film ne trouve pas grâce à mes yeux, moi pauvre adepte des films pop corn. Il faut lorgner du côté du scénario pour trouver la réponse.
J'aimerais avant tout m'excuser pour les personnes qui n'auraient pas vu le film et qui ne veulent pas connaitre la fin, mais il m'est impossible de raconter le synopsys sans dévoiler la fin. Non pas que ce ne soit pas compréhensible sans la fin, mais le début est la fin dans le sens où la bonne idée de départ ne décolle pas. On en reste au même point : David Rice découvre qu'il a le don de "jumper" d'un endroit à un autre et qu'une société secrète, les paladins, se charge d'éliminer toutes les personnes ayant cette aptitude. Dès lors il est pris en chasse par Roland (Samuel L. Jackson qui n'a ici que deux rides d'expressions comme David Caruso dans Les Experts : Miami) et tente de sauver sa peau et son entourage. Alors, certes il y a des révélations (du moins UNE) et ce jeu de cache-cache est plaisant. Mais il manque quelque chose pour en faire un bon film : un narration. Une histoire qui irait d'un point A à un point B ; et pas une histoire qui va d'un point A pour y revenir en nous faisant croire qu'il y a peut etre un point B de prévu.
En somme, le film pourrait être qualifié de "politique" : il fait des promesses alléchantes mais ne les tient pas. Il semblerait qu'un deuxième opus est prévu pour 2011 mais si les scénaristes avancent aussi vite que dans celui là, nous aurons des réponses dans Jumper 11. Depuis La Mémoire dans la peau, Doug Liman nous a gratifié du simpliste Mr & Mrs Smith et donc Jumper : une question me taraude "qu'a-t-il fait des scénaristes et de son talent ?"

lundi 7 septembre 2009

LA RENTREE SERIES US SE PRECISE


Non seulement elle se précise, mais de plus elle parait alléchante. Sans compter le retour des séries traditionnelles tel que House, Desperate Housewives ou encore Supernatural (sur lesquelles nous aurant l'occasion de revenir), une plétore de nouveautées pointent le bout de leur nez et méritent qu'on les surveillent.
Après l'annulation consécutive de Stargate SG-1 et de Stargate Atlantis, Robert C. Cooper et Brad Wright nous sortent de leur chapeau une troisième fournée de la franchise : Stargate Universe. Depuis quelques mois les teasers et les informations pleuvent. On sait déjà que les épisodes seront aux nombres de 20, que l'un des personnages principaux sera interprété par Robert Carlyle (The Full Monty) et que Michael Shanks, l'éternel Daniel Jackson de SG-1, fera des apparitions répétées au cours de la première saison. De plus un extrait de 5 minutes a été diffusé sur la chaine SciFi et relayé pour nous, pauvre francais, par Allociné http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18481595.html . Les premiers extraits semblent spectaculaire comme a pu l'être le pilote de SG-1 en son temps. Reste à savoir si le succès sera au rendez vous et si les scénaristes tiendrons la longueur.
Autre "événement", le retour sur ABC d'une série culte de notre jeunesse V . Il semblerait que les scénaristes soient en manque d'inspiration puisque ce remake fait suite à deux tentatives ratées la saison dernière Bionic Woman et K-2000 . Il serait bon de rappeller que ce n'est pas parce qu'une recette était bonne il y a quelques années que les mêmes éléments peuvent faire à nouveau succès à notre époque. Espérons que la même folie ne viendra pas à l'esprit de nos scénaristes francais, sinon je crains le retour de L'Homme du picardie et de Maigret.
Et dans la catégorie des "séries qu'on attend pas", Three Rivers que va lancer CBS dont le principe est le suivant : une transplantation d'organe, trois personnes différentes pour ce processus, trois visions à part du même événement. Encore une énième série qui nous rappelle que nous aussi pouvons passer à tout moment sur le billard et alimenter une paranoïa déjà croissante chez le public pour les maladies. De plus, le concept du même événement vu de plusieurs points différents à déjà été fait et refait (Boomtown, Six degrees,etc) et a toujours subi un échec cuisant.
Enfin bref, tout ceci m'a l'air fort excitant il ne reste qu'à se laisser surprendre car on sait trop bien qu'un train peut en cacher un autre et qu'un Fillon peut cacher un Sarko :p

dimanche 6 septembre 2009

Ca commence mal !

Entendons-nous bien, je ne parles pas du premier article de ce blog qui, d'apres moi, commence plutot pas mal. Non, ce qui commence mal, c'est cette rentrée ! A peine les touristes étrangers sont-ils rentrés dans leurs pays respectifs au grand bonheur de notre Brice H. préféré ; et que les notres sont revenus blancs comme des linges de leurs vacances sur les bords de Marne (merci la crise !), les problèmes reprennent leurs droits et viennent envahir nos têtes.
Je vous passerais les détails du décès de Michael Jackson qui a fait les choux gras des journaux pendant deux mois. Rappellons que la famille a mis deux mois à décider où l'enterrer : sûrement le temps de se rappeller si c'était dans la boite verte ou la boite jaune qu'on mettait le plastique.
Je ne vous parlerais pas non plus de ce chef d'oeuvre intellectuel qu'a été encore une fois l'émission de TF1 "Secret Story" avec des expressions telles que "Je suis têtue comme une moule". La chaine historique nous a encore montré que audience ne rimait pas avec classe puisque le trash a atteint des hauteurs inégalées. Des douches nues par ci, des touche pipi par là...Je ne dis pas que je suis contre le fait de voir des corps nus, c'est très esthétique. Mais enfin quitte à nous faire des films érotique ca servait à rien de les supprimer de M6 pour les transferer à 19h sur TF1.
Non, je ne vous parlerais pas de tout cela. La grosse infos du jour nous vient de Belgique. Samedi, la télé belge a accusé notre petit Nicolas national de mettre en scène ses visites dans les usines. Alors de deux choses l'une comme dirait Desproges, soit les visites sont truquées et ca m'étonnerait pas mal ; soit elles ne sont pas truquées et ca m'étonnerait quand même beaucoup. Parce que si on va par là on va finir par dire que les journalistes avaient été prévenues que Nicolas et Carla allaient faire un tour à Disneyland. Comme si notre président était un président qui se souciait de son image et de chaques détails. Comme si chacune de ses sorties étaient orchestrées pour faire du bruit. Non décidément, je pense que la télé belge doit se tromper...ou pas.